Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Un Président du compromis ? Par Ali Bahmane

Publié par The Algerian Speaker sur 6 Janvier 2014, 21:32pm

Catégories : #Editos : let's go

La dernière apparition – en Conseil des ministres – du président Bouteflika a fini par convaincre définitivement que sa maladie est réellement invalidante et qu’il ne pouvait disposer d’un minimum de facultés physiques, voire mentales, pour se représenter à la présidentielle d’avril 2014. Les plus acharnés des partisans d’un «quatrième mandat» ont fini par se rendre à cette évidence même s’ils ne le disent pas en public. Mais s’ils sont contraints de se plier à l’implacable «loi biologique», ils ne sont toutefois pas près de lâcher la proie pour l’ombre.
En d’autres termes, ils n’accepteront aucun candidat au scrutin prochain qui romprait toutes les amarres avec le système, ce qui menacerait leurs situations acquises et leurs privilèges. Si les partisans du statu quo sont nombreux, ils ne sont toutefois pas tous motivés par des intérêts à défendre. Nombre d’entre eux, y compris au sein des couches populaires, redoutent un changement brutal, non contrôlé, susceptible de conduire à des désordres publics gravissimes.

Le syndrome de la «décennie noire» est toujours vivace. Car l’Algérie est devenue, au fil des années 2000, un pays extrêmement difficile où le recours à la violence et au désordre est facile. Beaucoup d’armes sont en circulation.
Les «chefs de guerre» sont toujours présents, anciens terroristes, repentis revanchards, maffieux de la drogue et de la contrebande, rois de l’informel, exclus du système… Ils peuvent agir à tout moment pour semer le chaos. Les conditions s’y prêtent, car le pays est devenu un volcan. Le quotidien des populations est fait de revendications sociales de plus en plus fortes dans une ambiance de ras-le-bol généralisé.
La précarité de la vie le dispute à l’insécurité la plus totale. Dépossédés de leurs prérogatives, aucune des institutions politiques du pays n’est solide. Mais en même temps, tout le monde admet que ces multiples maux ont pour origine le système politique qui pèse lourdement sur le pays depuis des décennies, le summum ayant été atteint durant l’ère Bouteflika qui a porté les contradictions à leur paroxysme.
L’Algérie ne peut plus donc être dirigée comme avant et elle doit changer avec prudence, sans bouleversement brutal des grands équilibres, du moins durant une période transitoire. C’est cette idée-là de la transition et du compromis entre tous les acteurs politiques et sociaux qui fait son chemin.

Le futur Président ne devrait pas – et ne pourrait pas – être un homme de rupture au sens où l’entendaient ceux qui prônaient en 2011 un «printemps arabe» à l’Algérie. Il devra être un homme du compromis, une personnalité qui a un pied dans l’opposition et un autre dans le système. Il ne serait pas revanchard, ne mènerait aucune chasse aux sorcières, mais en même temps ne couvrirait pas les auteurs directs des graves affaires qui ont secoué le pays, y compris les dilapidations des biens publics sous toutes leurs formes. Il devra balayer les lois liberticides votées ces dernières années et rendre aux institutions leur crédibilité, car ce fut les plus grands crimes de la première décennie 2000. Parmi les candidatures déclarées, Ali Benflis serait le profit le plus en vue. D’autres pourraient voir le jour. Mais le nom de la personnalité «idoine» sortira des  tractations – en cours – entre les différents décideurs politiques et militaires. Les électeurs, eux, convoqués pour le mois d’avril, n’auront qu’à plébisciter ce choix. Cela s’est toujours passé ainsi. 

                                                       

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